Découvrez notre histoire
Le domaine de Neufvy est une croisée d’histoires. Patrimoniale et architecturale d’abord, par son château XVIIIème et ses dépendances XIIème. Familiale ensuite, par la succession de générations d’Arrentières y ayant vécu. Communale enfin, par les interactions nombreuses entre le village et la famille.
d’après les archives familiales et communales, les mémoires de Madame Elisabeth d’Arrentières et le travail de Monsieur Jean Polak, historien
Histoire du Patrimoine
L’église Saint Pierre de Neufvy, remarquable par la simplicité de son style roman, et le Prieuré annexe sont construits au début du XIIème siècle par des chanoines dépendants de l’abbaye Saint-Quentin-de-Beauvais responsable de la cure du village depuis 1072. L’épaisseur des murs des dépendances, ainsi que l’entrée d’un sous-terrain dans la cave, témoignent de l’ancienneté du bâtiment.
Pour son confort, le Prieur Jacques CALEMARD fit construire un grand logis en 1780, qui correspond aujourd’hui à la partie centrale du château de Neufvy. Il est acheté par François CHEVALLIER d’ACQUEVILLE lors de la vente de la maison du Prieur comme bien national le 10 septembre 1796. Le toit était alors en tuile, sans ardoise, tourelles et grande tour sud.
La transformation de la maison du Prieur en Château de Neufvy date de 1890. Le bas parc est drainé pour faire reculer le marais et l’ensemble fut aménagé par la plantation de nombreux arbres. La grotte et le bassin sont construits, ainsi qu’un tennis en terre battue sous la terrasse.
Le Château de Neufvy a servi de quartier général aux soldats français pendant la Grande Guerre, ils dormaient dans la cave pour éviter les tirs d’artillerie qui ont grandement endommagé les étages supérieurs, soufflant notamment toutes les fenêtres. Témoin de l’Histoire, un livre de la bibliothèque est encore marqué d’un éclat d’obus.
Le village de Neufvy est resté, bien que très proche, en retrait de la ligne de front située 10km au nord. Ainsi, son patrimoine fut préservé. Les villages voisins de Méry-la-Bataille ou Lataule n’ont pas eu cette chance. Le Château de Lataule qui appartenait à la famille BLAIN, grands amis des d’Arrentières, fut par exemple entièrement détruit. Il en est de même pour le château de Boulogne-la-Grasse pour lequel on grand projet de rénovation participative vient d’être lancé (lien vers le projet Dartagnan).
Extrait journal du 7ème chasseur 14 – 18
(merci à la famille Blain)
» 28 juin 1918
À la nuit tombée, je pars à cheval avec tout mon monde et le lieutenant Cart qui doit faire ramener nos chevaux. Je suis, au pas, le défilement naturel du terrain. L’obscurité est notre meilleure protectrice. Devant nous, la ligne sombre des collines et des arbres qui bordent l’Aronde se rapproche peu à peu, illuminée de temps à autre par l’éclair qui jaillit d’un canon. Tout paraît calme, nous passons l’Aronde sur un petit barrage construit par le génie pour faire déborder la rivière et inonder toute sa petite vallée marécageuse. Nous atteignons les premières maisons de Neufvy-sur-Aronde, village jadis riant, mais maintenant désert et sérieusement bombardé […]
Une maison brûlée profile ses chevrons noircis sur le ciel d’été tout plein d’étoiles scintillantes. Paysage de guerre déjà si souvent vu qui vous attire et vous navre à la fois. Une petite lumière filtre par l’escalier d’une cave que masque une toile de tente. Je passe ma tête et demande : « Eh ! Là-dedans ! Où est le PC du colonel du 119e ? ». Une voix endormie répond : « Plus haut, à côté de l’église… dans le château ». On monte toujours la rue, partout la même désolation mais les maisons sont encore habitables et les caves pleines de fantassins. Enfin, j’arrive au château et je pénètre dans la cave de cette élégante villa moderne flanqué de 2 tourelles blanches bâtie à flanc de coteau dans un petit parc qui regardent la rivière coulant à ses pieds […]
L’après-midi, j’inspecte le château de Neufvy, ma résidence pour 15 jours. A part 3 obus dans les tours, il n’a pas de dégâts mais les chambres du dessus donne le plus bel exemple du pillage et du désarroi de la guerre : partout des linges, des draps de lit, des chemises de femme voisinent pêle-mêle sur le plancher avec des romans, des lettres, des gravures, des partitions de musique, des chaises et des tables renversées. Au 2e étage, on piétine un amoncellement de cadres, de meubles, de papier et d’habits dans un désordre indescriptible. On foule aux pieds de la correspondance et des papiers de famille. La chambre de la jeune fille, Blanche et Or, est souillée d’immondices et de détritus de toutes sortes. Des photographies d’enfants élégants et de femmes en toilette de bal traînent sous les pieds. Un obus de 77, venu je ne sais d’où, a traversé le toit et éclaté juste dans les WC en perçant la cloison d’un trou à l’emporte-pièce et projetant partout des plâtres et des éclats de bois. Dans un coin, la tunique bleu ciel et le schako du maître de maison, officier de réserve de hussards, traîne à l’abandon sur un amas de bouquins et nous paraît déjà bien archaïque à nous les guerriers bleus horizons de 1918 […]
30 juin
Nous nous hâtons gaiement vers nos couchettes de Neufvy. En haut de la côte, en rentrant dans le village, un mur de jardin pendant une cinquantaine de mètres nous protège de la direction de l’ennemi. Encore quelques pas et sans incident je m’en vais franchir la porte du parc et rentrer dans mon monde sain et sauf, dans le château. Tout à coup, deux détonations sourdes et lointaines éclatent dans notre dos, très loin dans les lignes allemandes vers la ferme Porte. Mon oreille exercée et attentive ne s’y trompe pas : un double sifflement lointain d’abord, puis grossissant, puis tout proche… c’est pour nous les obus ! « Couchez-vous ! ». Tout le monde s’aplatit dans la rigole le long du mur tandis qu’un formidables !.. Deux 105 éclatent dans le verger à quelques mètres de l’autre côté de la muraille protectrice, illuminant d’un éclair rougeâtre la façade du château toute proche, et nous couvrant de terre et de pierrailles. On veut se relever mais d’autres sifflements nous rejettent vite le nez en terre, suivis d’épouvantables explosions encore plus près qui nous crèvent le tympan et nous couvrent d’une autre pluie de débris, puis d’autres encore, d’autres toujours éclatent et bouleversent le verger à quelques pas, secouant de leur tonnerre le village endormi et faisant au-dessus de nos dos tendus une voûte ronflante d’éclats vibrants qui frappent et rebondissent sur les murailles et les branches tandis que de nos bras repliés nous essayons de nous protéger la tête comme des enfants qui attendent une calotte […]
10 août 1918
Nous gagnons Gournay et franchissons l’Aronde sur le pont au sud de la localité. Pauvre village. Le dernier bombardement de la nuit a achevé de l’écraser. D’énormes entonnoirs d’obus défoncent la route, les arbres tout autour sont tachés par la mitraille, des cadavres de chevaux d’artillerie encombrent les rues. A la sortie du pont, le corps d’un grand bai brun baigné dans une traînée de sang ; on voit les gros os blancs de ses cuisses brisés qui trouent la chair, et les jambes de derrière ne tiennent plus que par un lambeau de peau. J’oblique vers la droite sur le chemin de Ressons-sur-Matz. Nous dépassons au palais les lignes françaises. Nous remarquons que ça devait être un patrouilleur car son casque est percé comme une écumoire d’une multitude de trous dans lesquels sont plantés des brins de paille pour pouvoir s’avancer en rampant dans les moissons sans attirer l’attention. Un sale chien abandonné qui nous suivait depuis quelques temps va flairer le cadavre puis se roule dessus pour tuer ses puces. Combien donc un homme est peu de chose ! Cette bête me fait horreur, je la chasse à grands cris. »
Histoire de la Famille d’Arrentières
Notre famille est originaire de Champagne, dans l’Aube. L’ancêtre Joachim Filleux est né en 1680 à Ville-sur-Terre. Une lecture des archives municipales numérisées permettrait de remonter jusqu’en 1569 mais il faut pour cela du temps et de la patience. Joachim a pour héritier Jacques Joachim Filleux, Conseiller du Roy, qui devient par son mariage avec Edmée de Saux, Seigneur pour moitié d’Engente et d’Arrentières. Il habite le château d’Arrentières et y exploite des vignes champenoises.
Le fils Nicolas Joachim Filleux d’Arrentières donne ensuite naissance à Alexandre Louis Filleux d’Arrentières en 1775 qui, marié à Eugénie Liabé, a pour héritier Arsène Filleux d’Arrentières. Arsène achète au pape le titre de Comte en 1875 pour son 2nd mariage avec la veuve Eugénie Marie Rosalie Chollet et s’installe au château de Beaucamp dans la Marne. Il adopte le fils d’Eugénie né en 1854, Georges Santerre, qui devient le Comte Santerre Filleux d’Arrentières. Les descendants de Georges que nous sommes n’ont ainsi aucun lien de sang avec les Filleux d’Arrentières.
Georges d’Arrentières se marie à Neufvy-sur-Aronde en 1894 avec Louise de Canlers. Ensemble, ils reprennent le château qui appartenait à la famille de CANLERS depuis le mariage de Pierre-François de CANLERS, né en 1803, avec Caroline CHEVALLIER d’ACQUEVILLE, héritière. Ils ont deux enfants, Edmond et Léopold. Edmond se marie avec Louise CAVE qui donne naissance à Louise et Pierre. Pierre étant victime de la Grande Guerre, Louise hérite du domaine avec Georges. Deux enfants naissent de leur union : Madeleine et Robert. Robert se marie avec Elisabeth Poilâne en 1922. Ils habiteront le Château avec leurs 5 enfants, 4 filles et 1 garçon héritier du nom, Georges.
Elisabeth, notre « Bonne Maman », a laissé derrière elle de riches mémoires illustrées qui débutent ainsi : « Une bonne maman, quelles que soit ses bonnes intentions reste bien éloignée des idées, des façons d’être de ses enfants et de ses petits-enfants. Son affection pour eux là décide aujourd’hui à leur raconter ce qui ont été les 75 années qu’elle a vécu jusqu’ici. Sans doute n’y en a-t-il plus beaucoup devant elle, et tandis qu’elle a encore à peu près ses facultés mentales, il est temps pour elle de réveiller les vieux souvenirs… »
Georges se marie avec Marie-France HALLE en 1960. Passionné par la nature et la terre, il cesse de louer ses champs pour en reprendre l’exploitation agricole. Il a 4 garçons : Marc, Dominique, Frédéric et Bertrand. Ils auront chacun trois enfants. L’aîné Marc né en 1961 hérite du titre de Comte. Son fils aîné Léopold, né en 1996, reprend avec son père et sa compagne Perrine Lemaître originaire des Flandres et des Ardennes, la propriété familiale.
Robert et Elisabeth Santerre Filleux d’Arrentières ont aujourd’hui plus de 200 descendants…
Histoire du village de Neufvy
Neufvy-sur-Aronde, Neufvi, Neuvi ou encore Neufvy-le-Prieuré, du latin Novo Vicus (nouvelle ville) est logé au cœur de la Vallée de l’Aronde sur une pente sud qui descend vers l’Aronde, rivière emblématique du village riche en écrevisses, utilisée comme moulin et lavoir par les habitants.
Le Maire est Marc d’Arrentières.
L’Aronde s’écoule dans un vaste marais qui rejoint par le sud-ouest le parc du château de Gournay. Une autre rivière, la Somme d’Or, ainsi que de nombreuses sources comme le bouillon bleu, surgissent de terre à Neufvy. Le village est donc à juste titre membre de la communauté de commune du Pays des Sources.
Depuis l’antiquité, Neufvy est situé sur un axe stratégique reliant Lutèce aux riches régions marchandes des Flandres. Un opidum romain a été identifié au nord du village, sur les collines dites des « trois sapins ». Nous savons également que le village était habité à l’époque mérovingienne et que de nombreux vestiges sont cachés sous la place du village. Un sarcophage, admirable à l’entrée du château contre l’église, a été découvert en 1950, contenant de nombreux objets. L’historien Jean Polak a entrepris, à l’aube du XXIème siècle, d’écrire l’histoire municipale de son village d’enfance depuis la Révolution Française. Il écrit avec bien trop d’humilité en introduction de son travail : « ce n’est pas à une grande leçon d’histoire que je vous invite mais plutôt à la narration d’un mémorialiste qui rapporte les faits essentiels de la vie d’un petit village qu’il n’a cessé d’aimer ».
Une forteresse, une église et de nombreuses habitations se dressaient au lieu-dit du Bout du Bois, appartenant à la famille Bernetz qui a soutenu Charles VII pendant la guerre de 100 ans. Eustache de Neufvy habitait le village jusqu’en 1360 où il partit sillonner le royaume de France pour y rétablir l’ordre pendant la captivité du roi Jean II le Bon.
Au début de la période révolutionnaire, Jacques Calemard, curé, se rallia à la Constitution civile du Clergé qui soumettait les prêtres à l’élection et au serment de fidélité à la Nation, au Roi et à la Constitution. Il devient Maire en février 1790. Balloté par la Terreur Révolutionnaire et son Comité de Surveillance, les guerres napoléoniennes puis les multiples Révolutions du XIXème siècle, la municipalité de Neufvy s’adapte.
A la Révolution, la population est constituée de : curé et maître d’école, 8 vignerons, 4 maçons et artisans, 14 manouvriers, 6 laboureurs, 1 fermier, 1 meunier, 1 citoyen indéterminé, 1 ancien soldat, 7 fils de citoyens (aides familiaux agricoles). Les manouvriers sont les voltigeurs de l’agriculture, payés à la journée pour le binage, le chargement des récoltes, l’échardonnage…
Côté production agricole, beaucoup de céréales (on consommait 1,5kg de pain par jour et par personne) avec des rendements en blé qui sont passés de 18q/ha à plus de 100q/ha au XIXème siècle. La majorité des terres sont destinées à l’alimentation animale. La culture du chanvre disparait en 1880. La pomme de terre est introduite en 1795. Elle est concurrencée par la betterave sucrière en 1870.
Peu de fruits sont produits à Neufvy, à part les pommes à cidre. Des oseraies étaient plantées dans le marais pour la vannerie. Enfin du cresson, spécialité locale, était produit à Neufvy. On dénombre enfin à la fin du XIXème siècle 80 chevaux, 50 vaches, 1200 moutons, 10 chèvres, 50 cochons, 30 ruches.
On compte au milieu du XIXème siècle environ 44 exploitations agricoles, 10 charretiers, 4 bergers, 6 jardiniers dont Emile Galland qui s’occupait du potager du château avant Paul Marcellin. Également un maréchal-ferrant dans le bas du village, un vigneron (jusqu’en 1870), un lattier, un tonnelier, un scieur, un meunier (actif jusqu’en 1880), deux cabaretiers et débitants (épicerie café maintenu jusqu’en 1950), un cordonnier, un bonnetier, un tourneur de métaux, un vétérinaire, des domestiques, des fonctionnaires (instituteur, garde-champêtre), un vétérinaire…
Les femmes occupaient leur temps à de lourds travaux : ménage, lessive, jardinage, conservation des aliments, fabrication de conserves et confitures, petit élevage… Les vêtements étaient réparés, reprisés, ravaudés pour être usés jusqu’à la trame. On initiait les filles, dès le plus jeune âge, aux travaux d’aiguille.
Le travail des femmes se développe après la Première Guerre Mondiale. Elles sont 23 à être employée en 1921 dont 19 dans l’agriculture. On compte aussi, fait remarquable, une femme dentiste en 1911. Il y a enfin une infirmière (1936) et une bibliothécaire. L’après est aussi l’essor de la main d’œuvre étrangère, Belge et Polonaise.
L’instituteur en place à Neufvy en 1866 se livra à une enquête sur l’instruction de la population du village. Les résultats indiquent que 34% des 212 habitants ont un niveau d’instruction nul. L’instituteur décide donc de fonder une école d’adultes qui fonctionne en hiver jusqu’en 1911. L’école de Neufvy a fermé en 1972.
A plusieurs occasions, (en 1841, 1843, 1844…) le Maire prit des arrêtés visant à protéger la tranquillité publique, à réduire les tapages et surtout à interdire les charivaris : le mariage de veufs (hommes ou femmes) ou de personnes d’âge avec des jeunes gens ou des jeunes filles ou une conduite peu vertueuse que la communauté d’habitants réprouvait, parfois le mariage d’une jeune fille avec un jeune homme étranger au village, entraînaient des réactions de tumulte nocturne de la part de la jeunesse du lieu.
En secret, celle-ci convenait de se rassembler et la nuit venue, menait, autour de la maison de la personne visée, une sarabande caractérisée par le grand bruit qu’on y fai- sait : quolibets, huées, sifflets étaient accompagnés par des bruits de casseroles, de poêles, de chaudrons, de crécelles et d’autres objets, voire de jets de pétards et de coups de fusils…
Les guerres touchèrent durement le village, avec des réquisitions d’hommes, de production agricole, de chevaux… Neufvy fut l’objet de bombardement à la fin de la guerre 14-18 les 31 Juillet, 27 Août, 10 et 24 Octobre et 09 Novembre 1917. Par une chance immense, la ligne de front était située 10km au nord ce qui préservé le patrimoine du village en provocation face aux allemands.
Extrait des mémoires du chasseur
L’exode de 1940 a entraîné, comme partout, le pillage de maisons et du château. Les résistants du village en 39-45 étaient dirigés par l’abbé LE PEVEDIC, curé de Gournay. Des caches étaient réalisées dans les tas de paille, la carrière de craie du marais de Gournay… Les opérations « pick-up » consistaient à faire partir en Angleterre des pilotes abattus. Parmi les faits marquants : déraillement d’un train à Wacquemoulin, incendie d’un dépôt d’alcool à Moyenneville, dépôt d’une gerbe de fleur devant le monument aux morts en juillet 1943…
Dans les années 1930 au café Bemelmans, on dansait au son d’un piano mécanique. Le soir venu, autour d’une chopine de vin parfois d’un litre, se retrouvaient les ouvriers agricoles pour discuter des affaires du jour. Comme il y avait deux cafés, deux vins d’honneur étaient organisés après les mariages pour ne jalouser personne.
La première célébration publique de la Fête des Mères date du 26 Mai 1957 avec une remise de diplôme à deux mamans méritantes. On célébra la même année le premier arbre de Noël, sapin était garnit « de fleurs, d’oranges et de crottes en chocolat ». Après la Seconde Guerre Mondiale, le vendredi soir, une partie de la jeunesse se rendait à Gournay où l’abbé LE PEVEDIC avait ouvert un ciné-club qui se terminait parfois par un bal.
Outre les célébrations patriotiques du 8 mai, 14 juillet et 11 novembre, la très attendue fête de la Saint Jean était organisée sur la place du village avec le grand feu en bas de la rue du Moulin et le célèbre jeu de l’oie… consistant à couper le cou d’une oie pendue par les pattes les yeux bandés. Il y avait aussi la Sainte Barbe des pompiers où jouait un accordéoniste. Une société sportive de longue paume fut créée en 1910, sur la place du jeu de paume, actuelle salle des fêtes.
La modernité arriva progressivement à Neufvy au cours du XIXème siècle avec le chemin de fer de Moyenneville en 1878, le téléphone en 1906, l’électricité pour Noël 1922, l’eau courante en 1960 (après une épidemie de polyomyélite), le ramassage des déchets en 1968, le traitement des eaux usées en 1997. Situé sur un axe stratégique Paris-Lille, Neufvy a échappé de peu à une ligne de TGV et un aéroport.
Aujourd’hui, le village est toujours animé par de nombreux évènements : arbre de Noël, Halloween, Repas des Anciens, Concours de jeux, Fête de la Musique, Fête Colibris, Fête de la Pomme…
Faits Divers :
10.12.1819 : Charles Antoine LECLERCQ, cultivateur, ayant constaté qu’on lui volait des gerbes pendant la nuit, engagea le garde Jean-Baptiste SOISSONS à se cacher dans le tas pour surprendre le voleur. Charles HUYART fut confondu en flagrant délit.
08.08.1820 : Vol d’une faux à Modeste CAUDIEUX, faucheur : il avait eut l’imprudence de la laisser dans un champ d’avoine
22.01.1821 : Un compagnon de beuverie de Jean-Baptiste SOISSONS, garde-champêtre de Neufvy, macule d’excréments le visage du garde et profite de son ivresse pour lui voler un coq de basse-cour.
02.02.1821 : Les habitants de Neufvy sont partiellement propriétaires du Château de Chambord, en effet, la commune a contribué pour 40 F à son achat afin qu’il soit offert au Duc de Bordeaux, fils du Duc de Berry, petit-fils de Charles X.
04.07.1830 : Accident au pont du moulin de Neufvy. Le cheval de tête de l’attelage est tombé dans l’Aronde et s’y est noyé.
12.08.1843 : Un orage de grêle d’une violence exceptionnelle s’abat sur la commune et provoque des dégâts considérables aux récoltes.
1927 : Neufvy compte trois motos et quatre automobiles (trois Ford et une Citroën)
10.02.1930 : incendie d’une grange de 45m x 20m dépendant de la Ferme du Pré causé par un ouvrier qui avait allumé des pétards pour effrayer les corbeaux